
"Les 7 clefs pour réussir aux Etats-Unis"
Si vous ne voulez pas être aussi "désastreux" que certains acteurs de la négociation européenne avec les Américains dans la négociation des droits de douane en Août dernier (cela n'engage que moi), et bien, je vous offre ici quelques clés culturelles essentielles à connaître.
Alors voici mes quelques conseils avisés sur la culture américaine pour réussir :
Les Américains considèrent que les réussites et les échecs font partie des négociations et qu’elles doivent se jouer comme un jeu d’échec. Trump éprouve rarement du mépris pour une personne dans les affaires, à vrai dire l'individu l'importe peu, c'est surtout ce qu'il peut en tirer qui l'intéresse. La négociation du conflit Russo-Ukrainien doit déboucher sur du "cash" d'une manière ou d'une autre pour les Etats-unis. L'énergie russe, les métaux rares de l'Ukraine, sont autant d'éléments importants pour lui. Il s'agit bien d'une mécanique des affaires ! Cœur sensible s'abstenir ! Le pragmatisme américain est au cœur des affaires. D'ailleurs quand vous ouvrirez un compte aux États-Unis, le banquier vous dira : "Combien ça peut me rapporter" quand le banquier Français, vous dira, "Quels sont les risques, êtes-vous sûre de votre business plan ?" Nous sommes bien dans une mentalité inverse !
Poussez vos arguments vers des bénéfices financiers. Ils vous écoutent parce-que vous êtes potentiellement un gain d’argent pour eux et qu’ici, toujours et encore, « Time is money. » Montrez-leur votre surface financière, votre capacité de réaction pour intervenir si nécessaire et enfin la puissance de votre fiabilité. Sachez qu'il y a sûrement d'excellents concurrents américains, sur le territoire, qui sont capables de faire la même chose que vous. Alors pourquoi vous ? Mettez-les aussi très souvent en avant, car ils nous considèrent souvent comme arrogants. Nous sommes 20 fois plus petits qu'eux, en taille de pays et cinq fois moins nombreux qu’eux en population, il faut en avoir bien conscience !
"Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément." La citation de Nicolas Boileau est parfaite dans le cas de la langue anglaise.
La langue anglaise étant international, ils vont considérer que vous n'êtes pas bon si vous ne parlez pas bien anglais. Cette relation langue/compétence n'est pas à prendre à la légère, alors que pour nous, un Français qui parle mal anglais n'est pas forcément quelqu'un d'incompétent (heureusement...).
Pensez bien à mettre en permanence quelqu'un de disponible pour leur répondre. Ils n'ont que deux semaines de vacances et ne comprennent pas quand on ne répond pas rapidement à leur demande. Pensez aussi à mettre votre répondeur en deux langues afin que votre interlocuteur ne soit pas dérouté. Plus vous serez fiable, présent et efficace, plus ils apprécieront !
"Celui qui ne fait rien ne se trompe jamais." - Théodore Roosevelt
Certes, ils ont aussi l’esprit critique, mais la différence majeure avec les Français est qu’ils « donnent la chance à… », c'est-à-dire qu’ils permettent à l’autre de montrer ce dont il est capable avant que ne tombe le couperet du jugement. En France, l’esprit critique arrive beaucoup plus tôt et sape souvent, de façon systématique, tous ceux qui souhaitent essayer quelque chose de nouveau. Le doute sur la réussite arrive avant l'essai. Nous Français, nous ne donnons pas la chance à...
En Amérique, c’est l’abondance de richesse et de l’espace qui a toujours facilité le développement de l’économie. L’histoire du pays montre tristement que la présence des indiens indigènes n’a aucunement gêné l’expansion vers l’ouest des colons dès le 18ème siècle, qui ont employé tous les moyens nécessaires (déplacement forcé, internement ou meurtre) pour enlever les indiens qui gênaient leur appétit pour plus de territoire et donc plus de richesses. Cette abondance a construit une mentalité américaine ouverte avec une communication directe et facile. Ce côté « friendship », que beaucoup trouvent excessif lors d’une première rencontre, n’est pas joué mais bien réel car l'autre n'est pas perçu comme hostile mais identique à soi. "Vous comprenez maintenant sûrement pourquoi ils nous considèrent comme des potes quand on les rencontre pour la première et que nous Français, cela nous a toujours étonné".
"L'avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves." Eleanor Roosevelt
Parce que l’économie américaine a échappé, sur son sol, aux trois guerres qui ont ravagé l’Europe ces deux derniers siècles, elle a pu connaître une évolution économique forte et constante. Ce fût le cas, par exemple, du secteur l’automobile où Henry Ford, à partir de sa Ford T, a toujours construit des voitures de plus en plus grosses, de plus en plus lourdes et de plus en plus gourmandes en énergie. À l’inverse en Europe, André Citroën, Louis Renault, concevrons après chaque guerre, des petites voitures pour des petits budgets car de nombreuses familles se retrouvent appauvries. Certes, le territoire américain est aussi beaucoup plus grand que chacun de ces pays européens, mais il y a fort à parier que les voitures américaines auraient évolué différemment si l’Amérique avait connu les guerres qu’a connues l’Europe.
Retrouvez aussi cet article dans le magazine Classe Export:
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