Si seulement les Français étaient un peu plus collectifs, vision interculturelle !

November 24, 2025
Je vous invite à un autre regard, sur nous-même... C'est donc une invitation au voyage que je vous propose, car quand on va voir à côté, on agit souvent après. Comprendre la Chine, ce n’est pas devenir chinois. Comprendre la Chine, c’est apprendre à regarder autrement. Bon voyage...

Depuis 1979, la CHINE avance vite, très vite et surtout elle avance en groupe soutenue par une politique efficace car autoritaire et non laxiste. Je vous propose de parler d'interculturel...

Là-bas, l’intérêt collectif passe avant l’individu : la famille, l’équipe, l’entreprise, le pays. Quand un projet réussit, tout le monde réussit. Quand il échoue, tout le monde en porte la responsabilité. On ne cherche pas à briller au-dessus des autres, on cherche smiplement à ne pas faire perdre “la face” au groupe.

Dans les entreprises chinoises, ça se voit tout de suite : on ne contredit pas son chef en public. Ce n’est pas de la soumission, c’est une marque de respect. En France, on pense que contredire un supérieur ou contester en permanence, c’est participer, s’impliquer. En Chine, c’est au contraire mettre le groupe en difficulté.

Bien sûr en tant que bon Français, vous me direz :"oui mais ils ne sont pas libres, c'est le pays de la dictature, on ne peut pas faire ce qu'on veut, les droits de l'homme ne sont pas respectés et blabla et blabla..."

Vous n'avez pas torts mais il faut aller voir, ou mieux encore,travailler dans ce pays, pour voir ce qu'il se passe réellement pour pouvoir en parler, vous ne croyez pas. Alors voilà, c'est exactement ce que j'ai fait à Shenzen et à Pékin et c'est pour cela que je me permets de faire ce papier !

Allez je continue, pour alimenter le sujet..

Les Chinois communiquent de façon indirecte : un “oui” peut vouloir dire “j’ai compris”, “peut-être”, ou même “non”. Leur objectif : préserver l’harmonie, éviter le conflit. Chez nous, on appelle ça “ne pas dire les choses, être faux ou pas fiables. Chez eux, c’est une forme d’intelligence sociale.

Mais surtout, la Chine n’a pas peur de l’incertitude. Là où nous, Français, voulons tout planifier avant d’agir, eux agissent d’abord et optimisent ensuite. Ils testent, corrigent, s’adaptent. Et c’est cette flexibilité qui leur permet de pivoter à une vitesse incroyable. Ils peuvent changer une stratégie, une organisation, un modèle… du jour au lendemain et ce même si ils font de grands plans politiques à 5 ans.


C'est donc une forme de paradoxe : les Chinois pensent à long terme et s'adaptent vite si nécessaire. Ils ne restent pas bloqués dans le passé : si un modèle ne fonctionne plus, on en change. Si un quartier est dépassé, on le détruit et on reconstruit. L’objectif : avancer, se moderniser, construire l’avenir.

J''étais, chaque année, surpris et triste à la fois, de voir à quel point les quartiers de Pékin (ces fameux Hutons) disparaissaient avec leurs âmes.

Mais ce pays a su se construire et suivre son temps !

Et c’est là que, nous, Français, devons nous poser une vraie question, qu'est devenue la France ? Nous qui étions le pays des Lumières, le pays de l’innovation intellectuelle, des idées, des grands penseurs… Que s'est-il passé à partir des années 80 pour nous descendions aussi bas.

Ce n’est pas une question de supériorité culturelle : c’est une question d’énergie, d’élan, de vision sur l'avenir.
Le monde bouge, vite. Et si nous ne voulons pas rester sur le quai, il va falloir retrouver ce qui a fait notre grandeur :
l’audace, la curiosité, la capacité à éclairer le monde mais en sommes-nous capable quand on voit la pauvreté des débats d'aujourd'hui ?

Alors voila, c'est une inviation au voyage que je vous propose, car quand on va voir à côté, on agit souvent après.

Comprendre la Chine, ce n’est pas devenir chinois. Comprendre la Chine, c’est apprendre à regarder autrement :

👉 Combiner leur sens du collectif avec notre créativité individuelle,
👉 Leur pragmatisme avec notre profondeur intellectuelle,
👉 Leur vitesse avec notre capacité d’analyse.

Si nous faisons cela, alors oui :
Nous pouvons redevenir non pas seulement un pays qui critique, mais un pays qui avance, qui inspire et qui innove réellement.

Laurent Goulvestre
Conférencier, formateur, auteur de nombreux ouvrages sur les problématiques d'entreprises.